Le Venezuela augmente son salaire minimum

Afin de lutter contre la pauvreté et de relever le pouvoir d’achat de ses citoyens, le président du Venezuela Nicolas Maduro a décidé d’augmenter le salaire minimum de 40%, au début de l’année. Mais est-ce que cette solution est adaptée à la conjoncture actuelle du pays ?

Une hausse qui devrait impacter sur l’emploi

En mettant en place d’un salaire minimum et en procédant à une augmentation exceptionnelle de celle-ci, Nicolas Maduro a certes souhaité aider les plus pauvres cependant, ses mesures devraient avoir des impacts néfastes sur l’emploi et sur l’économie déjà fragile du pays. En effet, une rémunération minimum légale trop élevée, augmentent considérablement les charges des entreprises. Face à la pression engendrée par la hausse, ces dernières peuvent être dans l’obligation de freiner les recrutements, voire de procéder à des licenciements.

Pour certains experts, le président vénézuélien ne devrait en aucun cas s’ingérer dans les relations entre les employés et les employeurs. Selon eux, la mise en place de mesures trop rigides entraîne de mauvaises répercussions sur l’emploi et sur l’économie globale d’un pays.

Dans le cas du Venezuela, la pression exercée par le salaire minimum légale est renforcée par l’augmentation perpétuelle des impôts. Si les impacts sur les entreprises publiques devraient être moindres, les répercussions sur le secteur privé quant à elles, devraient être importantes. Pourtant, les structures privées sont les seules à pouvoir créer de la richesse.

A titre d’information, une rémunération minimale élevée encourage les entreprises à automatiser certaines de leurs tâches.

Des mesures qui devraient être focalisées sur l’inflation

Pour certains experts, la hausse du salaire minimum n’est pas la solution à la pauvreté qui sévit au Venezuela. D’après eux, Nicolas Maduro devrait plutôt se tourner les réelles raisons de l’hyperinflation subie par le pays depuis de nombreuses années et apporter des mesures concrètes, pour l’endiguer.

En augmentant la rémunération minimale, le président vénézuélien n’améliorera aucunement le pouvoir d’achat de ses citoyens. En effet, ceux-ci subissent les dégradations continuelles de l’économie et ne devraient pas être en mesure de satisfaire efficacement leurs besoins essentiels, malgré une revalorisation de leur salaire.

A noter qu’en mai 2016, un Vénézuélien devait fournir une somme équivalente à 150 €, pour acquérir une douzaine d’œufs. De janvier à novembre 2016, les prix ont enregistré une hausse de 1 369%.

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