Le SMIC délaissé par le nouveau Gouvernement

Emmanuel Macron n’est ni de gauche, ni de droite. Cependant, le nouveau Président a laissé quelques indices du côté vers lequel il se penche, après le 1er juillet. Contrairement aux anciens locataires de l’Elysée, le nouveau Président et son Gouvernement ont ignoré la question du SMIC pour se concentrer sur des éléments qui selon eux, devraient être priorisés.

Un Président de droite ?

Le nouveau Président de la République serait “inclassable” puisqu’il est ni de droite, ni de gauche. Toutefois, quand on prend l’exemple du SMIC, il semblerait que le locataire de l’Elysée et son Gouvernement adoptent des comportements typiques de ceux qui portent les couleurs de droite.

En effet, tous les nouveaux Présidents de gauche ont procédé à une augmentation du Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance, au-delà de l’indexation légale, notamment durant l’été suivant le début de leur quinquennat. Les coups de pouce les plus marquants sont ceux de 1981 et de 1997. Ils ont été respectivement de 5% et de 2,25%.

Contrairement aux chefs d’Etat de gauche, ceux de droite délaissent le SMIC et dans la majorité des cas, les smicards doivent se contenter de la revalorisation légale, opérée généralement en début d’année.

Le seul coup de pouce réalisé par un Gouvernement de droite a été celui de 1995. A cette époque, les autorités ont décidé de procédé à une hausse du salaire minimum de 2,2%.

Pour le 1er juillet 2017, Emmanuel Macron n’a appliqué aucune augmentation du SMIC, en dehors de l’indexation légale. Cette décision est vue par de nombreux acteurs, comme un indice concernant la partie qui inspire le nouveau chef d’Etat.

Une hausse indispensable pour un renouveau politique

Le SMIC, notamment son niveau, fait l’objet de nombreux débats. Si certains affirment qu’une hausse au-delà de la revalorisation légale pourrait détruire des emplois, d’autres estiment que le salaire minimum devrait atteindre un niveau suffisamment élevé, afin de relever le pouvoir d’achat des bas revenus.

Pour ceux qui défendent la nécessité de mettre en application une hausse substantielle, un niveau élevé du SMIC ne devrait en aucun cas, entrainer des répercussions néfastes sur le marché du travail.

D’après eux, “l’écrasement des salaires renchérit le coût du capital”. Pendant que les travailleurs peinent à répondre à l’ensemble de leurs besoins, en raison d’une infime hausse de leur rémunération, les plus grosses fortunes de l’Hexagone ont augmenté leurs gains de près de 35%. Pourtant, en injectant un dixième de ces gains dans le travail, elles pourraient financer une hausse de 30% du salaire des 1,6 million de smicards.

Les fervents défenseurs de l’augmentation du salaire minimum, estiment qu’un SMIC de 1 500 € net permettrait d’accéder réellement à un renouveau politique.

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