Serbie : vers une hausse plus importante du salaire minimum

Fixé à seulement 200 € par mois, le salaire minimum serbe est à un niveau trop bas et entraine l’exode des jeunes travailleurs. Face à ce problème, le Gouvernement a décidé de procéder à une augmentation plus importante de cette rémunération, pour l’année 2018. Il a lancé récemment les négociations entre le conseil économique et social, les syndicats et l’Association serbe des employeurs.

Une hausse des salaires et une réduction des taxes sur les entreprises

Pour les syndicats des travailleurs, le salaire minimum serbe n’est pas assez élevé pour couvrir le panier du consommateur moyen. Afin de relever le pouvoir d’achat des ménages, ils estiment que cette rémunération doit passer de 130 dinars de l’heure à 154 dinars, soit approximativement 1,3 €.

L’Association des employeurs quant à elle, propose une hausse de 8%, ce qui devrait placer le SMIC serbe à 140 dinars, soit 1,2 € de l’heure.

D’autre part, elle exige également une réduction des taxes sur les entreprises. Selon Zoran Mihajlovic, le secrétaire général de l’association des syndicats indépendants de Serbie, les employeurs souhaitent que le Gouvernement applique une hausse de 8% sur la portion non-imposable du salaire qui est de 11 600 dinars, soit 87,50 €. Dans le cas où les autorités refusent leur demande, ils vont s’opposer à l’augmentation de la rémunération minimum légale.

A titre d’information, le Gouvernement serbe approuve la revalorisation du salaire minimum à 140 €. La décision finale devrait être annoncée vers le milieu du mois de septembre.

Une augmentation de 10 à 15%

A la fin du mois d’août, Zoran Mihaljovic a fait part de son optimiste quant à l’évolution des négociations. D’après lui, les trois partenaires sociaux se sont mis d’accord sur une augmentation, ce qui est exceptionnel puisque les employeurs se sont toujours opposés à une quelconque hausse, depuis de nombreuses années.

Cependant, la revalorisation proposée par les employeurs est loin de satisfaire les besoins des ménages selon les syndicats indépendants unis. Ces derniers estiment que, parallèlement à la progression de la productivité et des prix dans le pays, les revenus doivent également bénéficier d’une hausse conséquente de l’ordre de 10 à 15%.

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