impact du confinement sur la tresorerie

Minimiser l’impact du confinement sur la trésorerie

Nous sortons d’un deuxième confinement et la crise financière liée au coronavirus touche de nombreuses entreprises. De la fermeture temporaire à la faillite, en passant par une baisse d’activité drastique, toutes ont ressenti l’impact du confinement, même s’il diffère selon les secteurs. Nous sommes encore dans une situation de crise sanitaire et l’avenir reste incertain pour beaucoup. Dans cette situation, une attention toute particulière doit être apportée à la trésorerie.

Estimation et projection 

Les fréquentes annonces du gouvernement obligent les entreprises à faire et à refaire des projections de trésorerie, de même que l’évolution de la pandémie influe sur la baisse de l’activité, qui dans certains secteurs peut même être à l’arrêt. Il est donc primordial de faire une estimation la plus précise possible du chiffre d’affaire : apurement des bilans, relance client et choix de dettes à payer en priorité. Si dans la gestion de crise immédiate la priorité est donnée au court terme, il faut aussi se projeter sur le long terme.

Il est conseillé d’établir un plan de trésorerie dégradé allant de 6 à 18 mois pour lister de façon exhaustive les dettes fournisseurs et les dépenses à venir (charges de personnel, loyers, emprunts bancaires, etc.). Pour analyser au mieux les problématiques et estimer l’impact de cette situation il est important d’être bien conseillé pour éviter les problèmes de trésorerie : il ne faut pas hésiter à faire appel à des experts, des avocats et à travailler plus étroitement avec votre expert-comptable. Jouez la carte de la transparence avec votre équipe et vos employés et insistez sur la nécessité d’un travail d’équipe : trouvez ensemble des solutions adaptées au contexte qui permettent de maintenir une activité et de générer un chiffre d’affaire. 

Des mesures concrètes pour faire face à des difficultés de trésorerie liées au confinement

De nombreuses mesures ont été mises en place par le gouvernement pour venir en aide aux entreprises en difficulté et pour soutenir l’économie. Les règles applicables aux entreprises en difficulté ont été adaptées : avec en autres une accélération de la prise en charge de créances salariales, une extension de la durée des procédures de conciliation et un assouplissement de certaines procédures. 

Des aides financières, sous forme de fond de solidarité ou de subventions ont été versées à de nombreuses entreprises et indépendants. Les charges ont également été allégées grâce au report de paiement des loyers et factures de gaz, d’eau et d’électricité et au dégrèvement du montant de la cotisation foncière des entreprises. En parallèle de ces mesures fiscales, de nombreuses mesures sociales ont été mises en place : délais de paiement des cotisations sociales, prise en charge partielle ou totale de ces cotisations, chômage partiel… autant de mesures ayant un impact concret sur la trésorerie d’une entreprise ! On a également pu assister à de beaux élans de solidarité spontanés inter-secteurs et inter-entreprises. Pourtant, selon les données de la Banque de France, les demandes de crédit de trésorerie sont très élevées cette fin d’année.

Penser au redémarrage

Suite aux périodes de confinement et de baisse d’activité, les entreprises ont dû faire des choix. Selon la plateforme digitale de recouvrement des créances Rubypayeur, elles auraient divisé par six le délais de mise en recouvrement, c’est un choix stratégique pour une période donnée mais qui peut mettre en péril la trésorerie. Les solutions et adaptions trouvées dans l’urgence, comme la livraison par exemple devront petit à petit être adonnées ou repensées. Même si un retour à la normale n’est pas envisageable à court terme, la trésorerie doit être préservée au maximum, notamment grâce aux mesures citées ci-dessus. Anticipez et faites preuve d’ingéniosité pour identifier et développer les leviers d’actions indispensables à votre trésorerie. 

Survivre à la crise c’est bien, il faut aussi disposer des fonds nécessaires à la reprise d’activité dès que la situation le permettra. Quantifiez la dette que vous avez généré et celle à venir : c’est un passif que vous devrez absorber. Cette reprise entraînera aussi des coûts supplémentaires pour certaines entreprises qui devront innover ou lancer des campagnes de communication ou augmenter leur visibilité pour atteindre leur chiffre d’affaire d’avant la crise. Ne négligez pas non plus vos collaborateurs pendant cette période difficile : rassurez-les et impliquez-les dans vos réflexions et choix à faire pour planifier le redémarrage. 

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