Le premier ministre a annoncé une augmentation de 11% du salaire minimum.

Grèce : une hausse du SMIC de 11%

En Grèce, le salaire minimum atteindra les 650 euros à la suite d’une augmentation de l’ordre de 11% à partir de ce mois de février après l’approbation du conseil ministériel. C’est une décision très importante pour les salariés et qui devra certainement les encourager car il s’agit là d’une première depuis 10 ans. Le taux de chômage, quant à lui, reste élevé malgré une nette progression.

Quel est le salaire minimum en Grèce ?

Dans tous les pays d’Europe, le salaire minimum connait une nette progression depuis 2008 excepté en Grèce. Dans le pays, aucune hausse n’est enregistrée depuis 10 ans, suite notamment à la crise de la dette en 2008, aux différentes réformes et mesures d’austérité visant à assainir l’économie et surtout aux réticences des créanciers de l’Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI) en échange des prêts. Le salaire a même enregistré une régression à cause des réductions budgétaires.

Pourtant en 2008, la Grèce a été classée le 8ème pays qui possède le plus haut salaire minimum, soit de 751 euros. La crise a conduit à une réduction de 22% entre 2010 et 2018 c’est-à-dire pendant les trois plans d’aides européens. La situation a donné lieu à de violentes manifestations durant plus de 4 ans, entre 2010 et 2014.

Le salaire minimum va connaître une hausse de 11% en Grèce

Finalement, une hausse de 11% du smic

Après la sortie de crise et du plan d’aide visant à redresser l’économie de la Grèce en Septembre 2018, Alexis Tsipras a partagé sa volonté d’augmenter le salaire minimum pour la nouvelle année 2019. Récemment, il a annoncé que le conseil ministériel a finalement approuvé son idée. La hausse est prévue dès le début du mois de février 2019. Elle atteint les 11%, ainsi, le salaire minimum passera de 586 euros bruts à 650 euros.

C’est dans le cadre de son programme post-plan d’aide que le premier ministre grec l’a annoncé. En réalité, le pays a réussi à se défaire de la tutelle de ses créanciers et des programmes d’aide depuis août 2018.

Il a estimé que la dégradation de l’emploi et des salaires n’est pas une solution pour sortir de la crise, pour développer l’économie et conduire le pays vers la voie du développement.

Cette augmentation du salaire minimum montre que la Grèce est sur le point de trouver sa voie ou sa sortie de crise et qu’il est grand temps de mettre fin aux restrictions du budget.

Le taux de chômage est toujours élevé malgré une nette progression.

Qu’en est-il du chômage en Grèce ?

En Grèce, le taux de chômage reste élevé malgré la progression des chiffres des finances publiques. Il reste l’un des plus importants de l’Union européenne, soit de l’ordre de 18,3% au troisième trimestre de 2018. Il touche plus particulièrement les jeunes.

Cette situation est toujours liée à la crise de la dette qui a beaucoup affecté le pays. En 2013, il a atteint la barre des 27,9 %. Mais depuis, il a baissé progressivement grâce à la création de nombreux emplois. D’après Alexis Tsipras, plus de 350 000 emplois ont été créés en quatre ans. Le premier ministre grec confirme le succès du gouvernement dans le marché du travail. Le pays est enfin prêt à passer à une toute autre étape, raison de l’augmentation spectaculaire du salaire minimum.

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