La hausse du smic entrainerait elle une destruction de l’emploi ?

Il n’est pas rare d’entendre des promesses électorales liées à l’augmentation du SMIC. Cette hausse du salaire minimum est censée améliorer le niveau de vie des Français, notamment les moins bien payés. Cette thèse est généralement défendue par les partis « populaires ».

Sur cette question d’ordre économique, les Républicains ont des avis plutôt divisés. Certains d’entre eux voient la hausse comme une amélioration du quotidien. D’autres maintiennent qu’une telle décision ne pourrait qu’appauvrir les français. Mais qu’en est-il en réalité ?

Le Smic : facteur nocif ou outil de relance de la consommation ?

L’augmentation du SMIC pourrait avoir un impact positif ou négatif sur le marché de l’emploi. A titre de rappel, ce débat remonte à de nombreuses décennies où les deux théories économiques dominantes et antagonistes opposent leur point de vue. Selon les Classiques, une hausse du salaire minimum ne fera que déstabiliser le marché de l’emploi. De leur côté, les Keynésiens maintiennent qu’une augmentation du SMIC ne pourra qu’être bénéfique.

A l’heure actuelle, le débat refait surface. D’après Pascal Salin, cette augmentation du salaire minimum nuira le marché de l’emploi. Une compensation par une baisse des charges ou autre nuira tôt ou tard le marché de l’emploi. En effectuant un financement par le déficit, le problème ne sera en aucun cas résolu, mais juste reporté. Si ce n’est la génération actuelle qui en pâtira, ce sera la génération future.

Contrairement au point de vue de Pascal Salin, l’économiste Eric Heyer affirme qu’une hausse du salaire minimum permettra de « booster » la consommation des ménages en améliorant leur niveau de vie.

La réforme du SMIC

D’après Philippe Crevel, le SMIC n’est pas totalement performant. Selon l’économiste et président du Cercle de l’Epargne, cet outil économique est porteur de nombreux inconvénients. Il ne tient pas compte de l’évolution de la productivité du secteur, qui est indexé de manière unilatérale sur le pouvoir d’achat.

Suite à ce constat, l’économiste Philippe préconise d’autres solutions parmi lesquelles on peut citer un remplacement des exonérations de charges sur le SMIC et une formation professionnelle palliant le manque de qualification. Ces solutions permettraient selon lui de favoriser la baisse du coût de travail et la réduction des dépenses publiques.

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