Les principaux facteurs de la hausse des salaires en France

La hausse des salaires en France est conditionnée par plusieurs paramètres, dont le SMIC. Ce dernier a souvent été taxé de principale responsable de la hausse des salaires dans l’Hexagone, ce qui n’est pas tout à fait juste.

Le SMIC : un élément ayant une faible influence sur la hausse des salaires

Une augmentation de 1 % du SMIC ne devrait avoir aucun impact majeur sur les salaires, contrairement aux accords collectifs d’entreprises. En d’autres termes, l’effet global provoqué par cette hausse de 1 % du SMIC sur la revalorisation est bien moindre que d’autres procédés. Ce moindre impact a été mis en lumière par l’étude annuelle effectuée par l’Insee (Institut National de la Statistique et des études économiques) sur l’emploi, le chômage et les revenus. Cette analyse a été confirmée par le croisement des données de la Dares sur les salaires (enquête ACEMO) ainsi que celles sur la négociation de branches et d’entreprises.

On distingue plusieurs institutions et acteurs qui se chargent de la régulation de formation des salaires et de leur évolution, tout en prenant en compte la situation macro-économique, c’est à dire, l’inflation, le taux de chômage… mais également de la situation microéconomique, à savoir la situation des entreprises. L’État est le premier acteur qui détermine le niveau dudit SMIC.

Les accords d’entreprise : les premiers éléments participants à la hausse des salaires

Les principaux éléments contribuant à la hausse de salaires sont sans nul doute, les accords d’entreprises. Ils influent grandement sur l’évolution des salaires individuels. Ils entraînent une hausse de plus de 0,23% à 0,30% de ces dernières.

Un impact limité du SMIC sur les hausses des salaires dans le domaine de la métallurgie

En termes de revalorisation salariale, il a été relevé que l’effet n’était pas le même selon le secteur d’activité auquel l’on s’intéresse. Par exemple, les salaires sont peu élevés dans des secteurs comme celui du nettoyage, du commerce alimentaire ou du bâtiment. L’impact de ces régulations étatiques ou collectives est encore plus faible pour le cas de la métallurgie soit approximativement de 0,1 %.

A titre d’information, la revalorisation combinée du SMIC et des minimas conventionnels est relativement conséquente, de l’ordre de + 0,5 %.

Pour conclure, on peut que la maîtrise des salaires dépend d’abord du dialogue social des entreprises en interne, mais aussi des dispositifs collectifs mis en place.

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