entreprise coronavirus france

3 600 entreprises françaises demandent une réduction d’activité

Activité réduite rime avec chômage en hausse. En ces temps de crise dus au Covid-19, les demandes émanant des entreprises pour avoir recours à l’activité partielle atteignent les alentours de 3600. Le chiffre a quadruplé en moins d’une semaine d’après le ministre du Travail Muriel Pénicaud. Plusieurs dizaines de milliers de travailleurs vont donc être contraints aux limitations d’activités.

Est-ce une mesure primordiale ?

argent chomage covid

Face à la propagation exponentielle du nouveau coronavirus Covid-19, les dispositions pour les entreprises et leurs salariés ont été parmi les premières à être mises en place. Pas moins de 180 millions d’euros vont être débloqués par l’Etat afin de mettre à exécution le dispositif d’activité partielle pour soutenir au maximum le secteur de l’emploi. Le ministre Muriel Pénicaud a voulu être rassurante en annonçant ne pas avoir de limite budgétaire pour faire en sorte que le monde de l’emploi s’en sorte indemne de cette crise épidémique et éventuellement économique. Donc on peut tirer de son discours que cette mesure est indispensable afin d’éviter l’impasse d’une masse de licenciement inévitable sans mesure d’accompagnement. En cas d’activité partielle, l’employé reste un salarié de l’entreprise mais le contrat est suspendu momentanément. Ce dispositif est donc un outil permettant de préserver l’entreprise, l’emploi et le revenu du salarié, a précisé le ministre.

Peut-on s’attendre à une hausse de la compensation ?

coronavirus france

L’entreprise œuvrant en activité partielle se doit de verser au minimum à ses salariés une indemnité à hauteur de 84% de leur salaire net (70% du salaire brut). L’Etat lui remboursera à l’entreprise une indemnité compensatrice équivalent au SMIC. Mais comme l’a annoncé le ministre, ils sont en train de voir s’ils peuvent aller au-dessus de ce SMIC. Le ministre de l’Economie Bruno Lemaire lui, a dévoilé l’existence de lacune et de prise de décision tardive pouvant pénaliser tous les acteurs de l’emploi et de l’économie. Le déplafonnement du dispositif de l’activité partielle est pour lui un très bon investissement. Malgré l’importance de la somme nécessaire à cela, il est convaincu que ce ne sera pas de l’argent dépensé inutilement. D’après toujours Monsieur le ministre, cette crise et ces difficultés économiques du moment sont une opportunité pour changer les choses et apporter un changement définitif dans la gestion du dispositif d’activité partielle dans le pays. Il a aussi déclaré que pendant la période actuelle, il y aura zéro licenciement. Qu’un fond de solidarité verra prochainement le jour afin de venir en aide aux entreprises victimes de l’épidémie Covid-19. Car si la crise se prolonge et si les indemnités de compensation restent plafonnées, les retombées seront catastrophiques et beaucoup d’entreprises seront exposées à de grandes difficultés. Le coût du financement dans la gestion de la crise du Covid-19 sera de toute évidence très conséquente. Le président de la république lui a évoqué dans son discours du lundi 16 Mars que différentes mesures concernant l’activité partielle seront élargies. Il a ajouté que « aucune entreprise quelle que soit sa taille ne sera livrée au risque de faillite »

Laisser un commentaire